Pour fixer un prix de vente, calculez d’abord votre coût de revient (achats, temps passé valorisé, part des frais généraux), ajoutez la marge nécessaire pour être rentable, puis confrontez ce prix plancher au prix pratiqué par les concurrents et à la valeur que vos clients accordent à votre offre. Le prix final se situe entre le plancher de rentabilité et le plafond que le client accepte.
Trois repères pour un bon prix
Le prix se situe entre un plancher et un plafond
Le plancher : vos coûts
en dessous, chaque vente vous fait perdre de l’argent.
Le repère : le marché
ce que pratiquent les concurrents pour une offre comparable.
Le plafond : la valeur perçue
ce que le client est prêt à payer pour le résultat obtenu.
Votre positionnement
il détermine où vous vous placez entre ces bornes.
Calculez votre prix de vente
Pour un produit ou une prestation. Tous les montants sont hors taxes.
Vos valeurs restent dans ce navigateur, rien n’est envoyé.
Un doute sur ce résultat ? Un mentor peut le relire avec vous pendant le premier échange gratuit.
Faire relire par un mentorFormule : prix HT = coût de revient ÷ (1 − taux de marge). Un prix se confronte ensuite au marché et à la valeur perçue par vos clients.
Calculer son coût de revient
Construire le prix plancher
Additionnez les coûts directs
achats, matières, sous-traitance liés à une unité vendue.
Valorisez votre temps
heures passées × coût horaire à couvrir, qui inclut votre rémunération et ses charges.
Ajoutez une part des frais généraux
loyer, logiciels, assurances, répartis sur vos ventes prévues.
Appliquez la marge souhaitée
prix HT = coût de revient ÷ (1 − taux de marge).
Ajoutez la TVA
si votre entreprise la facture, au taux applicable à votre activité.
Attention au coût horaire : une journée de travail ne se vend jamais entièrement. Prospection, administration et formation occupent une part importante du temps d’un indépendant. Divisez votre objectif de rémunération par les heures réellement facturables, pas par toutes les heures travaillées.
Les erreurs de prix les plus fréquentes
- S’aligner sur le moins cher : sans la même structure de coûts, c’est intenable.
- Oublier le temps non facturable : le taux horaire est alors sous-évalué.
- Casser les prix pour se lancer : il est très difficile de les remonter ensuite.
- Ne jamais réviser ses prix : les coûts augmentent, les prix doivent suivre.
ChecklistAvant de publier vos tarifs
0 / 6Vrai ou faux ?Prix : vrai ou faux ?
Un prix bas est la meilleure stratégie pour trouver ses premiers clients.
Réponse : faux. Un prix trop bas attire souvent des clients sensibles au seul prix, dégrade la rentabilité et rend toute hausse ultérieure difficile.
Toutes les heures travaillées d’un indépendant sont facturables.
Réponse : faux. Une part importante du temps va à la prospection, à la gestion et à l’administration. Le taux horaire doit en tenir compte.
En franchise en base de TVA, l’entreprise ne facture pas de TVA.
Réponse : vrai. Tant que le chiffre d’affaires reste sous le seuil prévu par la loi, l’entreprise peut ne pas facturer de TVA, avec une mention spécifique sur ses factures.
Questions fréquentes
Comment calculer son prix de vente ?
Calculez votre coût de revient, puis appliquez le taux de marge souhaité : prix de vente HT = coût de revient ÷ (1 − taux de marge). Confrontez ensuite ce prix au marché et à la valeur perçue.
Comment fixer son taux horaire quand on est indépendant ?
Partez de la rémunération visée et de toutes vos charges, puis divisez par le nombre d’heures réellement facturables dans l’année, et non par toutes les heures travaillées.
Faut-il afficher ses prix sur son site ?
Cela dépend de l’activité et de la cible. Afficher un prix ou une fourchette filtre les demandes et rassure ; pour certaines activités, l’information du consommateur sur les prix est d’ailleurs obligatoire.
Quand augmenter ses prix ?
Quand vos coûts augmentent, quand la demande dépasse votre capacité ou quand la valeur apportée progresse. Prévenez vos clients existants à l’avance.
Informations générales à jour de la date indiquée, sans valeur de conseil juridique, fiscal ou financier personnalisé. Les dispositifs et les seuils évoluent : vérifiez-les auprès des sources officielles ou d’un professionnel avant toute décision.
